03.07.2008
Gaza : le martyr des chrétiens
Cela se passe dans les territoires palestiniens. Un reportage de 3 minutes, sur les chrétiens palestiniens, qui représentaient autrefois un cinquième et ne sont plus qu’un cinquantième de la population en Palestine aujourd’hui.
Intimidations, meurtres, menaces, insultes et crachats, sont les démonstrations quotidiennes de tolérance, de cette belle religion de paix qu'est l'Islam !
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30.05.2008
Irak : des imams déclarent : "tuer un chrétien n’est pas une faute devant Dieu".
Fides rapporte aujourd’hui le témoignage d’une religieuse : "Des imams déclarent : tuer un chrétien n’est pas une faute devant Dieu".
"La situation est très grave. Les chrétiens vivent dans le cauchemar d’être attaqués à l’improviste chez eux, enlevés et tués, par des groupes terroristes islamiques radicaux. Mossoul était dans le temps une ville très tranquille ; à présent la vie pour nous est devenue impossible". C’est ce que déclare une religieuse irakienne à l’agence Fides.
"Les responsables des attaques sont des groupes d’islamistes intégristes armés. Ils font irruption dans les maisons des chrétiens, prennent ce qu’ils veulent, enlèvent et tuent. Et la responsabilité retombe aussi sur des imams qui les endoctrinent, en déclarant dans les mosquées que tuer un chrétien n’est pas une faute ni un crime devant Dieu".
La religieuse raconte une aventure qui l’a touchée de près : "Une véritable chasse à l’homme est en cours, et la vie pour les familles chrétiennes s’est transformée en cauchemar. Il y a quelques jours, un de mes parents a été enlevé de chez lui et séquestré pendant cinq jours. Ils l’ont tenu lié et les yeux bandés, sans nourriture. Ils voulaient le convertir à l’islam, sous la menace d’être torturé. Il a résisté, puis la famille a payé une rançon et le jeune a été libéré. Mais d’autres jeunes comme lui n’ont pu échapper à la mort".
"Les familles sont menacées et terrorisées. Tout se trouve dans le chaos, et les chrétiens en font les frais, parce qu’ils ne se vengent pas ; ce sont des gens pacifiques et sans armes. Les familles n’envoient pas les enfants à l’école, et les femmes ne sortent pas. Un prêtre chaldéen a été menacé et contraint à s’enfuir parce qu’il avait célébré les funérailles d’un jeune chrétien tué. Pour cela, la fuite des chrétiens hors d’Irak se poursuit : de nombreuses familles s’enfuient en Syrie et en Jordanie, ou dans l’Irak du Nord, dans la région kurde."
"Le fait est que manquent la police et les autorités civiles pour gouverner cette situation d’anarchie. De nombreux membres de ces milices intégristes sont connus ; mais personne ne bouge. Et même nos amis musulmans, nos voisins, gens pacifiques, sont impuissants et ne peuvent rien faire. Pour notre pauvre part, nous pouvons prier : dimanche prochain, nous aurons un moment spécial de prière contre la violence, et pour les familles des victimes".
L’agence Fides avait déjà signalé au mois de décembre dernier l’intensification des pressions de l’extrémisme islamique sur la communauté chrétienne de Mossoul. Il y a un an, un groupe armé avait fait irruption de nuit au siège du Patriarcat Chaldéen de la ville, après qu’il y ait eu toute une série d’actes d’intimidation. Le Patriarche avait reçu de nombreuses lettres qui menaçaient de mort les chrétiens s’ils ne se convertissaient pas à l’islam. Les chefs religieux chrétiens ont lancé un appel à tous les habitants de Mossoul pour que les extrémistes soient isolés du reste de la population.
Source : Chrétienté.info
12:33 Publié dans Ils/Elles l'ont dit ou écrit, Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, imam, chrétien, appel au meurtre, islamisme
25.05.2008
Persécution des chrétiens en Algérie : Un citoyen de Zerkoun saisit la cour pénale internationale de Lahaye
C’est après avoir épuisé toutes les démarches auprès des autorités nationales algériennes et des instances internationales que Slimane Bouhafs, citoyen de la commune de Bousellam, dans la daïra de Bouandas rattachée à la wilaya de Sétif, plus précisément résidant au village Zerkoun, est arrivé à l’ultime recours, à savoir, saisir par écrit le tribunal international de Lahaye des Pays Bas.
Le seul « tort » de Slimane Bouhafs est de s’être converti au christianisme en 1997. On constatera que, finalement, la campagne antichrétienne acharnée du pouvoir algérien (avec ses relais y compris une certaine presse écrite soi-disant indépendante et les médias lourd) ne date pas d’aujourd’hui… et cela, même s’il apparaît que la persécution, car il s’agit bien d’une persécution, a atteint les limites de la raison. Quant à la constitution algérienne qui garantit la liberté de conscience et les libertés individuelles, il vaut mieux ne pas en parler puisqu’elle est violée par ceux qui sont censés la faire respecter.
Venons maintenant au cas Slimane Bouhafs du village Zerkoun qui, malheureusement, n’est qu’un cas parmi tant d’autres : Sans exagérer, les chrétiens d’Algérie n’ont « aucun » droit sur le terrain réel et les textes de loi ne servent vraiment à rien…
C’est donc en 1997 que Slimane Bouhafs a choisi de se convertir au christianisme non sans avoir bien réfléchi. Il sera baptisé en 2006. Trois ans auparavant, il rejoint les rangs du MAK, mouvement qui garantit la liberté de culte. Vu la réaction de son intolérant entourage, aurait-il été préférable pour lui de cacher son appartenance ? Ce qu’il faut comprendre, c’est que, Slimane Bouhafs a préféré la voie courageuse de s’afficher et de se défendre au risque de perdre sa vie. En effet, en 2003, un extrémiste envoyé par un groupe de personnes résidantes en France l’a agressé avec une arme blanche. S’il en est sorti vivant, c’est grâce à l’intervention de gens de passage. Cela lui vaudra quand-même huit jours d’hospitalisation.
Si le fait d’être agressé par un extrémiste religieux paraît banal en 2003 (C’était la décennie noire), la suite donnée à cet acte après la plainte de la victime est choquante : C’est le « plaignant » qui est condamné à de la prison avec sursis ! La raison ? Eh bien, cet extrémiste n’aurait accompli qu’un acte de « djihad », c'est-à-dire la défense de la foi… On aurait également trouvé « normal ( ?)» que Slimane Bouhafs soit persécuté par son entourage borné et intolérant, mais quand les autorités s’y mettent en violant (rappelons-le) la constitution, cela devient autre chose. Malheureusement, ce n’est que le début du cauchemar pour Slimane Bouhafs.
Même le président de la république, saisi par Slimane Bouhafs espérant faire aboutir son recours, celui-là même qui est sensé être le premier à faire respecter la constitution algérienne, a préféré fustiger tous ceux qui ont fait d’autres choix que l’Islam : C’était dans un de ses discours à Constantine. Dans ce cas, on aimerait bien savoir comment Abdelaziz Bouteflika ose espérer avoir le prix Nobel de la… paix (En effet, son nom a été retenu) alors qu’il s’est lancé dans une « guerre » antichrétienne : C’est ridicule.
Puisque le président de la république en personne « bénit » les « croisades du 21ème siècle », comment s’étonner, dans ce cas, que les représentants du ministère des affaires religieuses (les imams) passent leur temps à condamner ceux qui ont choisi d’être chrétiens ? Et puis, de quel droit se substituent-ils à Dieu, seul habilité à juger les êtres humains ?
Comme si cela ne suffisait pas, la persécution ne se limite pas à la seule personne de Slimane Bouhafs, mais, même ses enfants subissent les pressions et les menaces. Pourtant, ces derniers obtiennent de bonnes notes à l’école. Mais, alors que leur bonne éducation et leur assiduité à l’école est exemplaire, la société ne les voient que comme… des « mécréants », comme si les chrétiens ne sont pas des croyants !
Relater en détails le cauchemar de Slimane Bouhafs et sa petite famille n’est pas une affaire d’un simple article… sans oublier que c’est toute la communauté chrétienne qui est persécutée par une société qui ne cesse de leurrer tout le monde en se disant « tolérante » : C’est faux et c’est démontré. De notre côté, nous parlerons, sans exagérer, d’inhumanisme. Sinon, comment expliquer alors que Slimane Bouhafs soit exclu de toute forme d’aide sociale malgré son invalidité ? Comment expliquer aussi la destruction de son dossier de demande de logement social alors que son habitation actuelle (donnée par son père) est menacée d’effondrement ?
Nous terminerons par saluer le courage de Slimane Bouhafs qui a préféré lutter pour ses droits en « osant » (C’est le terme puisque, nombreux sont ceux qui ont peur) s’afficher d’abord, et de saisir qui de droit ensuite.
En effet, tous les recours possibles au niveau national et international ont été épuisés : Le ministère de la justice, de l’intérieur ainsi que le président de la république. L’Etat algérien ayant préféré encourager l’extrémisme en violation de la constitution, Slimane Bouhafs, connaissant les droits et ne s’étant pas découragé, s’est tourné donc vers les instances internationales. C’est ainsi que le Vatican, l’ONU, la FIDH et l’Union Européenne ont été saisies. Si l’UE s’est déclarée « incompétente » faute de conventions et, donc, de prérogatives, le Vatican n’a pas été sensible puisqu’il a dépêché sur place un envoyé.
Voilà pourquoi la Cour Pénale Internationale de Lahaye (Pays Bas) a été saisie. Cette instance a répondu pour informer Slimane Bouhafs de l’enregistrement de sa plainte contre l’injustice en Algérie tout en l’assurant que cette affaire recevra toute l’attention voulue conformément au statut de Rome de la Cour Pénale Internationale.
En attendant Slimane Bouhafs se bat quotidiennement pour ses droits élémentaires sans se passer de ses convictions malgré le comportement inhumain d’une société qui n’a jamais cessé de vanter son caractère « tolérant ». En fait, la réalité quotidienne prouve le contraire.
Auteur : Kamel SOUAMI
Source : Amazighworld.org
09:14 Publié dans Actualités politiques internationales, Ils/Elles l'ont dit ou écrit, Témoignages | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, persécutions anti-chrétiennes, islam, islamisme, intolérance
16.05.2008
La Nakba des losers, par Sami El Soudi, un palestinien lucide
L’Allemagne et le Japon, entièrement détruits à l’issue du second conflit mondial, ont créé des économies parmi les plus dynamiques de la planète. La Palestine, quant à elle, n’a jamais connu des situations de destruction comparables, mais elle est restée bloquée par le désir d’anéantir Israël plutôt que la nécessité de se bâtir et d’assurer la prospérité de ses habitants. Israël fête ses 60 ans d’indépendance, la Palestine, elle, pleure soixante ans de Nakba. Et non : soixante ans depuis la Nakba.- Sami El Soudi
En cette veille de l’anniversaire de l’Etat d’Israël (10 mai -ndlr), je suis, comme chaque année, divisé entre deux sentiments : l’amertume d’avoir perdu ma terre et l’amertume d’être incapable de constituer un Etat. Dans mon esprit, ces deux sensations demeurent distinctes, et mon ressentiment s’adresse plus à moi-même et aux dirigeants de la cause palestinienne qu’aux Juifs.
Certes, il y eut la première guerre, celle que mes camarades israéliens de la Ména appellent la Guerre d’Indépendance, et que nous nommons la Nakba, le désastre. D’un point de vue historique, il est clair que les Juifs se sont emparés de plusieurs villes cent pour cent arabes, telles Haïfa, Jaffa, ou encore Beer Sheva. Paradoxalement, leur enracinement historique était plus dense à Gaza et Hébron que dans ces villes devenues israéliennes.
Ces conquêtes ont-elles donné lieu à des massacres, comme des historiens arabes et plusieurs néo-sionistes l’affirment ? Difficile de trancher. Il y eut des morts, assurément, mais des deux côtés, les Juifs perdant un centième de leur population lors de ce conflit. Est-ce que la Haganah a perpétré des assassinats de sang froid contre des civils sans armes ? Selon des anciens de Galilée, que je juge dignes de foi, les combattants juifs auraient effectivement abattu quelques hommes désarmés, à l’issue d’affrontements. Combien ? Quelques dizaines tout au plus, ce qui nous laisse loin de la présentation propagandiste de la Haganah sous les traits d’une seconde Waffen SS.
Ceci dit, les crimes de guerre demeurent des crimes de guerre, et ils ont été perpétrés des deux côtés, avec une férocité que je qualifierai toutefois de relativement retenue. A ce propos, il est peut-être utile de mentionner que le différend israélo-arabe, depuis ses origines durant le dernier tiers du 19ème siècle, n’a pas fait plus de 80 000 morts, civils et militaires de tous les belligérants et de tous les conflits confondus. Dans ce chiffre, environ 22 500 des victimes étaient juives ou israéliennes, ce qui met un peu de plomb dans l’aile des statisticiens instrumentalistes de l’agence de presse française AFP. Proportionnellement, n’en déplaise à ces messieurs, Israël a payé sa part de la tragédie.
Quant à savoir si les miliciens hébreux de la Nakba ont pratiqué des massacres à proprement parler, je crois qu’il faille honnêtement répondre à cette interrogation par la négative. Il y eut bien des massacres réciproques, comme à Deïr Yassin et au Goush Etzion, mais ils furent limités dans l’espace et le temps, réalisés par des extrémistes des deux bords ou des irréguliers excités par l’odeur du sang. Ils ne furent en aucun cas symptomatiques de ce conflit.
Ce qui le fut, en revanche, c’est la volonté de la direction du pré-Etat d’Israël de pousser mes frères et mes parents hors des frontières de la Palestine mandataire. Il est historiquement certain, qu’en plusieurs endroits, les miliciens hébreux ont incité les habitants à délaisser leurs maisons. Ces incitations ont été à la fois verbales et l’objet d’actes d’intimidation, dont les quelques exécutions sommaires, que j’ai évoquées précédemment, ont constitué les manifestations les plus violentes. Des dizaines de villages arabes ont été ainsi réduits à l’état de ruines.
Mais la direction du Foyer national juif, à la tête duquel officiait David Ben Gourion, et ses hommes armés, n’ont pas été les seuls à inciter les Arabes à quitter leurs villages et leurs quartiers. Il est également historiquement avéré que les Etats arabes, ainsi que des organisations panarabes, ont invité les populations à trouver un refuge temporaire dans les pays limitrophes "pendant que les armées régulières d’Egypte, de Transjordanie, de Syrie et du Liban écraseraient militairement l’entité sioniste à peine formée".
Les entités arabes dont je fais état ne se sont pas contentées de la parole : à diverses reprises, comme à Haïfa et dans les villages côtiers, elles ont envoyé des bateaux afin de recueillir les Palestiniens et les amener dans des lieux de refuge, principalement au Liban. Dans plusieurs cas, des villageois, constitués en milices d’autodéfense, se sont heurtés aux ordres arabes d’évacuation. Dans certains villages, une partie de la population est montée dans les navires, alors qu’une autre est demeurée sur place pour combattre les Juifs. Fréquemment, les milices constituées s’en furent acquérir des armes en les payant de leur poche.
Aujourd’hui, dans les deux camps, on amplifie naturellement les faits qui renforcent les ethos nationaux et ont tait ceux qui ne parlent pas en leur faveur.
Reste que ce sont des décisions arabes, qui ont à la fois acculé le tout jeune Etat d’Israël à la mer, et qui lui ont donné l’occasion de judaïser des parties du territoire afin de constituer une continuité géographique liant les différentes zones de forte implantation juive.
Car le fait le plus marquant de cette page d’histoire, que les historiens antisionistes omettent scrupuleusement de mentionner, réside en ce que le 29 novembre 1947, l’ONU vota le "Plan de partage", qui divisait le pays en deux Etats distincts, l’un arabe, l’autre juif. Avant cela, il n’y avait pas d’Etat en Palestine, il n’y eu que des occupations étrangères.
Les puissances arabes, persuadées de leur supériorité militaire, rejetèrent à l’unisson la décision onusienne, alors que la direction sioniste l’accepta sans conditions. A consulter la carte issue du Plan de partage, on se rend compte qu’Israël, dans ces frontières, était à la fois ingérable et indéfendable, morcelée et noyée dans un environnement hostile. Si nous n’avions pas commis l’impair de rejeter la résolution de l’ONU, nous aurions eu, dès 1947, un Etat de Palestine, et les Juifs auraient été, à brève échéance, pour survivre, contraints d’accepter l’idée d’une fédération, l’itinéraire le plus court vers l’Etat multiconfessionnel dont on a tant parlé ensuite.
A noter que, bien entendu, la Guerre d’Indépendance/Nakba n’aurait pas eu lieu si les Arabes avaient accepté le partage, et les violences dont j’ai traité auparavant ne se seraient pas produites. Causalement, on est amené à déduire que c’est le refus arabe qui a conduit à l’exil une bonne part des Palestiniens et à l’essor d’Israël.
Depuis, chaque fois que s’ouvre une fenêtre de négociation, la partie de territoire qui nous est proposée pour y établir un Etat est plus restreinte. Réduite à la fois par l’extension naturelle de l’Etat constitué qu’est Israël et par sa la posture de suprématie que lui confère sa puissance économique et militaire.
C’est le sujet de ma plus grande amertume : nous nous sommes montrés incapables de saisir notre chance et de fixer notre destin national en établissant un Etat. Nous sommes, quelque part, restés collés en 1947, nous persuadant nous-mêmes que nous parviendrions un jour à éradiquer Israël. Dans l’entre-temps, la Palestine juive, étatisée, est devenue une puissance à la pointe de la technologie mondiale, et nous, sous bien des aspects, nous n’avons guère évolué depuis que les armées des grands frères arabes se firent toutes éconduire par quelques brigades de partisans, à peine armés, portant l’étoile de David.
Désormais, ce n’est pas de savoir si nous allons construire notre Etat sur 93 ou sur 97% du territoire gagné, en 1967, par Israël sur l’armée du roi Hussein qui compte, c’est ce que nous allons y faire ; ce qui importe, c’est avoir un Etat. Un lopin de terre qui s’appelle Palestine, sur lequel nous pourrons commencer à nous construire et à inverser la courbe des calamités et des effets du temps, lorsqu’il est inutilisé.
L’Allemagne et le Japon, entièrement détruits à l’issue du second conflit mondial, ont créé des économies parmi les plus dynamiques de la planète. La Palestine, quant à elle, n’a jamais connu des situations de destruction comparables, mais elle est restée bloquée par le désir d’anéantir Israël plutôt que la nécessité de se bâtir et d’assurer la prospérité de ses habitants.
A regarder l’histoire, on en vient à douter que nos dirigeants aient jamais ressenti la ferme intention d’établir notre Etat. Ou peut-être ont-ils manqué des ressources énergétiques et visionnaires indispensables à quitter leurs chimères pour devenir Etat. Peut-être n’ont-ils pas eu – n’ont-ils toujours pas – le courage indispensable de prendre les décisions briseuses de mythes. Peut-être, pour en finir de cette énumération, ont-ils craint les échecs de l’accomplissement d’une société civile, et de ne plus pouvoir en rejeter toutes les raisons sur le voisin sioniste.
Car depuis 1948, la Nakba se poursuit. Nous sommes devenus un peuple de pillards et de corrompus, un peuple de violents et de grandes gueules, toujours prompt à pendre des traîtres présumés à nos lampadaires. Le califat de Gaza est l’aboutissement de tous nos mauvais choix, s’illustrant par un pouvoir de losers islamistes, incapables de produire le moindre projet de survivance pour un million trois cent milles de nos frères. Car, pour autant que je le comprenne, lancer des roquettes sur les habitants d’une paisible région reculée d’Israël ne remplace pas un projet d’avenir. En revanche, il l’enterre bien.
Si j’en veux historiquement à Israël, je ne la hais plus. Elle n’est pas la cause de notre incapacité à nous tenir debout. Je dirais, au contraire, qu’elle est notre voisine la moins hypocrite. Aujourd’hui, je dis que nous avons besoin de nous entendre avec les Juifs et de demander à partager le savoir faire qu’ils ont développé pendant que nous jouions à la guerre. Comme les Européens de l’Est pour ceux de l’Ouest, à nous de procurer à Israël un réservoir de main-d’œuvre à meilleur prix, jusqu’à ce que nous comblions nos retards et que nous phagocytions, à notre tour, la Jordanie, la Syrie et l’Irak. Ainsi fonctionne la finance du monde.
Je vois la présence des Israéliens dans notre proximité immédiate comme un bienfait et refuse de passer soixante années supplémentaires à tenter de les pousser à la mer. D’ailleurs, la plupart de ce qui fonctionne plus ou moins correctement, dans notre "autonomie", est inspiré de leurs modèles.
Israël fête ses 60 ans d’indépendance, la Palestine, elle, pleure soixante ans de Nakba. Et non : soixante ans depuis la Nakba.
Source : Point de Bascule
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13.05.2008
Bruxelles : le quartier de Molenbeek sous la coupe des islamistes
La journaliste flamande/belge Hind Fraihi, d'origine marocaine, a infiltré le quartier de Molenbeek à Bruxelles pendant 2 mois et en a tiré un livre : "Infiltrée parmi les islamistes radicaux". Ce reportage d'une chaîne anglaise en fait état. Et ces mêmes journalistes sont allés constater par eux-mêmes la véracité des propos et des faits sur un marché du quartier de Molenbeek à côté de Bruxelles. Ce document en Vostf fait froid dans le dos. Certains de nos quartiers en France sont déjà sous cette même coupe de l'Islam radical, sans aucun doute, ainsi que de très nombreux autres à travers l'Europe. Quand arrêterons-nous de tolérer l'intolérable ?
Vous pouvez vous procurez le livre de Hind Fraihi en cliquant sur le lien ci-dessous :
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12.05.2008
Chrétiens d'Algérie
Voici une vidéo datant de 2006 qui montre des algériens convertis au christianisme. Aujourd'hui ils sont en danger légal et/ou mortel comme à l'époque de l'antiquité romaine. J'admire leur courage.
22:47 Publié dans Documents Vidéos, Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, chrétiens, conversion, kabylie, pratique religieuse
09.05.2008
Suisse : L’incroyable cavale d’un jeune Vaudois pris au piège en Algérie
Menacé par son père en raison de son homosexualité, Ibrahim*, un Suisse d’origine algérienne, a été retenu contre son gré en Algérie. Son passeport suisse confisqué, le jeune de 17 ans a dû quitter le pays clandestinement.
Ibrahim* revient de loin. À le voir raconter son histoire avec autant d’aisance, on peine à croire ce qui vient d’arriver à ce Lausannois de 17 ans. Le scénario est digne d’un film.
L’histoire commence de façon banale. Le 15 juillet 2007, Ibrahim part en vacances avec sa mère à Oran, en Algérie. Un séjour qui devait durer un mois. Un jour, il reçoit l’appel de son père resté à Lausanne. Ce dernier lui annonce être au courant de son homosexualité et menace de «le tuer s’il ne guérit pas de sa maladie». Les vacances tournent au drame.
«Le sortir de là»
Sa mère lui confisque son téléphone portable et son passeport suisse, l’obligeant à rester dans sa famille en Algérie, et le séparant ainsi de son ami Vincent*, qui l’attend en Suisse. «Ma mère a repris l’avion le 12 août, et moi, je savais que je n’allais pas être de retour à temps pour commencer la formation à laquelle j’étais inscrit», explique Ibrahim.
En effet, le jour de la rentrée, le garçon ne se présente pas aux cours. L’école et son ami signalent sa disparition au Service de la protection de la jeunesse du canton de Vaud (SPJ). «Il fallait à tout prix qu’on le sorte de là rapidement», raconte Vincent.
Mais l’affaire est compliquée. Ibrahim est mineur, dans un pays qui ne reconnaît pas la double nationalité. Au regard de la loi, le garçon est non seulement sous tutelle de ses parents, mais il est, en plus, considéré comme un citoyen algérien uniquement. Inimaginable pour les autorités helvétiques de violer le droit de ce pays, en lui faisant, par exemple, établir un nouveau passeport à l’ambassade.
«Durant mes trente-trois ans de service, j’ai rarement vu de situation aussi compliquée sur le plan juridique», avoue Philippe Muriset, remplaçant du chef au SPJ. Au Département des affaires étrangères (DFAE), Jean-Philippe Jeannerat, porte-parole de Micheline Calmy-Rey, se souvient aussi. «Cette affaire était hautement délicate et d’une rare complexité.»
Désemparé, Vincent part seul pour rejoindre Ibrahim à Oran. Le 10 septembre, ce dernier parvient à s’échapper de sa famille et retrouve Vincent devant le Grand Hôtel. «Je me souviendrai toujours de cette date. Je croyais que c’était la fin de l’histoire, mais ce n’était que le début.»
Une seule solution: passer illégalement au Maroc
Et pour cause, les deux hommes courent un risque s’ils sont vus ensemble. A 19 ans, Vincent est passible de trois ans de prison pour détournement de mineur. L’ambassade suisse à Alger, dans laquelle se rend le couple, incite Vincent à rentrer au plus vite. N’ayant guère le choix, il laisse son ami sans logement, ni argent et avec un avis de recherche lancé par sa famille.
À son retour, Vincent échafaude un plan avec l’aide de ses parents et de diverses associations, dont Amnesty International et Pink Cross, une organisation gay. Il n’y a qu’une seule solution: Ibrahim doit passer illégalement au Maroc. Dans ce pays, il peut en effet revendiquer sa nationalité suisse.
Le temps de trouver un passeur sur internet, de prendre des contacts et de payer les 2000 francs que coûte le passage, plusieurs semaines s’écoulent. Ibrahim, en cavale, passe de logements en logements. «J’ai aussi dormi trois nuits dans la rue. C’était très dur, j’ai failli mettre fin à mes jours.»
Le jour J arrive en novembre. «Le passeur m’a dit: «c’est maintenant ou jamais.» On est parti très vite. On s’est fait arrêter par un douanier qui m’a regardé et a dit «c’est tout ce qu’il a?» puis il a pris l’argent et nous a laissé passer. On a couru sur un kilomètre en direction d’Oujda. Je voyais défiler les paysages, les maisons changer de couleur. Au bout de la course, j’étais libre.»
Au Maroc, un passeport suisse est enfin établi. Et ce n’est que le 8 décembre, après quatre mois de cavale, qu’Ibrahim pose le pied sur le tarmac de l’aéroport de Genève. Aujourd’hui, alors qu’il évite toujours ses parents, le jeune homme garde un souvenir amer de «ce film». «Mes parents voulaient que je guérisse de mon homosexualité. Croyez-moi, si j’avais pu me faire soigner, je l’aurais fait. Ça m’aurait évité de vivre tout ça.»
* Prénoms fictifs.
Source : 24heures.ch
14:41 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, algérie, homophobie, islam











