06.05.2008

Expérimentation du RSA en Loire-Atlantique

1247056920.jpgDepuis le 1er décembre, la Loire-Atlantique expérimente le revenu de solidarité active (RSA). Un dispositif permettant aux bénéficiaires du RMI de dépasser le seuil de pauvreté (817 € par mois pour une personne seule) dès une reprise d'emploi à 30 % du SMIC.

À Nantes, les quartiers Chantenay, Bellevue et les Dervallières testent le dispositif imaginé par Martin Hirsch, du temps où il présidait encore Emmaüs France. « Nous avons choisi Bellevue et les Dervallières car ils concentrent les plus grandes situations de pauvreté du département, voire de l'Ouest de la France » (nota : avec une population immigrée défiant toute concurrence il semblerait aussi. Ceci, expliquerait-il cela ?), explique le conseiller général Alain Robert, en charge de la solidarité et de l'insertion.

Plus de 2 500 bénéficiaires du RMI vivent dans ce secteur ouest de Nantes (1). « 32 % des ménages actifs sont allocataires du RMI aux Dervallières, 22 % à Bellevue. Ce sont des publics prioritaires ».

310 bénéficiaires directs du RSA en Loire-Atlantique

Le RSA vise à rendre la reprise d'emploi plus incitative pour l'allocataire. Un exemple ? Une personne seule, sans enfant, qui retrouve un emploi avec un salaire mensuel de 400 € et une allocation logement de 232,51 €, gagne mensuellement 632,51 €. Soit seulement 32 € de plus qu'un autre allocataire du RMI ne travaillant pas. Avec le RSA, cette même personne perçoit 860,57 €, soit 227,87 € de plus.

En février dernier, 675 personnes étaient intégrées au dispositif RSA en Loire-Atlantique, dont 310 perçoivent une aide financière. « Elles touchent en moyenne 152,56 € par mois », précise Alain Robert. La majorité, néanmoins, est exclue de cette « carotte » financière. « Il existe plusieurs raisons : certaines perçoivent la prime forfaitaire, d'autres ont un revenu supérieur au plafond (le SMIC pour une personne seule) ou n'ont pas présenté de pièces justificatives... ».

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