19.07.2008

Etats-Unis/Algérie : gèle des avoirs de quatre responsables de l’ex-GSPC

Petit cochon.jpgLes avoirs de Salah Gasmi, le responsable  du comité d’information d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI : ex-GSPC), de Yahia Djouadi, le chef de l’organisation  dans la zone saharienne, de Ahmed Deghedegh, le responsable financier, et de Abid Hammadou, un autre haut responsable basé au Mali, sont gelés depuis jeudi dernier par le département américain du Trésor, comme l’a rapporté l’Agence France presse. La décision du département américain du Trésor vient ainsi soutenir les efforts de l’Algérie dans la lutte antiterroriste. Le directeur du bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) au Trésor, Adam Szubin, a d’ailleurs déclaré : «Nous sommes fiers de soutenir les efforts de l’Algérie et de la communauté  mondiale pour combattre cette menace mortelle et nous continuerons de le faire.» «L’Algérie a fait preuve d’un courage remarquable face aux horribles attaques terroristes visant son propre peuple», a-t-il affirmé avant de préciser que «les quatre terroristes que nous visons aujourd’hui comptent parmi les plus coupables de cette violence».

Ces sanctions, qui visent les erroristes ou ceux qui leur fournissent soutien ou assistance matérielle, consistent en un gel de leurs avoirs aux Etats-Unis et interdisent aux citoyens américains d’entrer en relations d’affaires avec eux. En opérant ainsi, les Etats-Unis consolident la coopération avec l’Algérie dans la lutte antiterroriste.

Il faut rappeler à ce sujet que le président américain, George W. Bush, avait saisi l’occasion du 5 juillet dernier, date de célébration de la fête de l’indépendance nationale, pour déclarer dans son message de félicitations adressé au président Bouteflika que «l’Algérie est un véritable allié dans la lutte contre le terrorisme et possède un énorme potentiel. Les Etats-Unis d’Amérique considèrent l’Algérie comme un partenaire clé aujourd’hui et demain», et d’ajouter : «J’apprécie votre leadership et nous attendons avec intérêt de travailler avec vous pour construire une région nord-africaine intégrée, démocratique et prospère.» Après les attentats du 11 septembre, les Américains ont, certes, revu leur copie concernant leurs relations avec l’Algérie. Mieux, leurs experts sollicitent aujourd’hui l’expérience algérienne pour lutter contre ce fléau transnational. Mais la décision de geler les avoirs de quatre responsables d’Al Qaïda au Maghreb islamique semble liée directement aux dernières menaces formulées par l’«émir» national de l’ex-GSPC, Abdelmalek Droukdal qui avait affirmé dans une  interview accordée au New York Times (début juillet) que l’organisation «n’hésitera pas à frapper les Etats-Unis quand nous le pourrons et où nous le pourrons, où que ce soit dans le  monde». La réaction américaine ne s’est donc pas fait attendre face au danger imminent. D’ailleurs, les quatre responsables de l’AQMI ont été placés le 3 juillet dernier sur une liste de l’ONU d’individus liés à Oussama Ben Laden et aux taliban.

25.06.2008

France/Algérie : Fillon promet 170 000 visas/an à l'islamiste Belkhadem

France algérienne.JPGALGER (AFP) — Le chef du gouvernement algérien, Abdelaziz Belkhadem (islamiste notoire), a interpellé samedi à Alger son homologue français François Fillon, en visite à Alger, sur "la nécessité d'une plus grande fluidité dans la circulation des personnes entre les deux pays".(...)

La France, régulièrement critiquée par l'Algérie au sujet de la circulation des personnes, fait valoir la progression du nombre de visas, désormais octroyés au rythme d'environ 170.000 par an, contre 57.000 en 1997.

Paris a rouvert ses consulats d'Annaba (est) et d'Oran (ouest), fermés dans les années 1990, et fait valoir que l'instruction des visas, qui avait été transférée à Nantes (ouest de la France), retourne progressivement vers l'Algérie." Lire l'intégralité de la dépêche AFP.

L’UMP octroie trois fois plus de visas aux Algériens que le Parti socialiste en 1997...tant qu'ils ne débarquent pas à Sablé-sur-Sarthe, François Fillon est tolérant.

Source : L'Observatoire de l'islamisation

24.06.2008

Algérie : Près de 38% des mariages sont consanguins

coran_entourage.gif38,30% des mariages en Algérie sont consanguins, selon une enquête de la Fondation pour la recherche médicale, citée mercredi par le quotidien algérien Le Jeune Indépendant.

Selon les résultats de cette enquête, première du genre en Algérie, le taux de consanguinité varie d'une wilaya (département) à une autre. Le taux le plus élevé a été enregistré dans la wilaya de Tébessa (est), avec 88%, tandis que le plus bas a été recensé à Oran (ouest), avec 18,50%.

L'enquête montre que dans les familles issues de mariages consanguins, l'hydrocéphalie est 13 fois plus élevée, l'hémophilie 11 fois plus fréquente, la maladie de Duchenne 8 fois, les maladies neurologiques 7 fois et les anémies congénitales trois fois.

Si le taux de consanguinité en Algérie est plus élevé qu'à celui du Maroc, pays voisin, qui est de 19,87%, il est cependant moins important par rapport à plusieurs pays arabes, dont Bahrein (39,40%), l'Arabie saoudite (50%), le Koweït (54%) et la Jordanie (55%).

Source : Casafree.com

12.06.2008

Algérie : l’AFP et Reuters privés d’accréditation

Algérie.jpgSuite au double attentat de dimanche à Alger, le ministre algérien de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, a décidé mardi de retirer les accréditations de deux correspondants des agences de presse Reuters et Agence France Presse (AFP), rapporte France 24. Cependant, le Ministre a précisé qu’il ne s’agit pas de "la fermeture des bureaux de ces deux agences". Il reproche à l’AFP d’avoir exagéré le bilan d’un attentat et pour Reuters d’avoir annoncé une fausse information. L’AFP avait publié un bilan, recueilli de sources locales, donnant un nombre total de 13 morts pour les deux attentats. Ils n’ont fait finalement que deux morts, dont un ingénieur français, et un blessé.

Algérie : 2 islamistes abattus

Algérie.jpgDeux islamistes ont été abattus  mardi dernier par les forces de sécurité algériennes dans les environs de  la commune de Larbaatache, au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya  (département) de Boumerdes (nord de l'Algérie), a indiqué une  source sécuritaire citée par l'agence de presse algérienne APS.

L'élimination de ces deux islamistes, dont l'identité n'est  pas encore connue, a été rendue possible grâce à des informations  parvenues aux forces de sécurité faisant état de "leurs  déplacements suspects dans la région", selon la même source.

Deux armes de type Kalachnikov ont été récupérées à l'issue de cette opération, a ajouté la même source.

Par ailleurs, deux islamistes (F. Lounes et Kh. Farid) ont été condamnés mardi par contumace à une peine de 20 ans de réclusion  chacun par le tribunal criminel près la Cour de Boumerdes qui les  a jugés dans une affaire d'adhésion à "un groupe terroriste armé"  et "possession d'armes prohibées".

Un autre individu jugé dans la même affaire, K. Mohamed (28  ans) a écopé de 3 ans d'emprisonnement ferme, alors que deux  autres, R. Fahim et K. Mourad ont été acquittés, indique-t-on.

08.06.2008

Algérie: 4 convertis condamnés à la prison avec sursis, 2 relaxés

Algérie.jpg4 Algériens convertis au christianisme ont été condamnés mardi à des peines de prison avec sursis et deux autres relaxés par le tribunal correctionnel de Tiaret (sud-ouest) qui les jugeait pour "pratique illégale d'un culte non musulman", a annoncé leur avocate à l'AFP.

Un converti a été condamné à six mois de prison avec sursis et une amende de 2.000 euros, et les 3 autres à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1.000 euros chacun, a précisé Me Khelloudja Khalfoun.

Les 4 condamnés ont reconnu s'être convertis au christianisme, mais nié devant le tribunal qu'ils participaient à une messe le jour de leur interpellation, le 9 mai.

Les 2 autres convertis appartenant au même groupe ont été relaxés, a précisé l'avocate. Ils ont nié pour leur part s'être convertis et affirmé qu'ils participaient à un déjeuner.

Me Kheloudja a indiqué à l'AFP qu'elle allait faire appel de ce jugement, se fondant sur le fait que seuls les 4 prévenus qui avaient confirmé leur conversion au christianisme ont été condamnés. "Ils étaient jugés pour les mêmes faits, ils devaient être soit tous condamnés, soit tous relaxés", a-t-elle indiqué.

Le groupe composé de 6 avait été interpellé à Tiaret début mai à la sortie du domicile d'un 2 et accusés d'avoir participé à une messe dans ce lieu qui n'est pas prévu à cet effet, selon les forces de sécurité.

Selon la loi controversée de février 2006 réglementant le culte en Algérie, le lieu de culte et son servant doivent être agréés par le ministère des affaires religieuses.

Le tribunal de Tiaret a reporté le 27 mai sa décision dans le procès d'une chrétienne convertie Habiba Kouider, 37 ans, jugée également pour exercice illégal d'un culte non musulman et demandé un "complément d'enquête". Le procureur avait requis trois ans de prison ferme à son encontre.

Elle avait été interpellée début avril par des gendarmes sur la route reliant Tiaret et Oran, à l'ouest d'Alger, en possession d'une dizaine d'exemplaires de la bible.

L'archevêque d'Alger Mgr Henri Teissier a souhaité la relaxe de Habiba Kouider, dans un entretien publié mercredi par le quotidien arabophone El Khabar.

Le tribunal correctionnel de Tissemsilt, à 350 km au sud-ouest d'Alger, doit de son côté se prononcer le 18 juin dans un troisième procès pour prosélytisme de 2 autres Algériens convertis.

Condamnés le 20 novembre 2007 par défaut à deux ans de prison ferme et 5.000 euros d'amende chacun pour exercice illégal d'un culte non musulman, ils avaient demandé à être rejugés en leur présence, comme le leur permet la loi algérienne.

Le tribunal a décidé de reporter le procès afin de joindre au dossier les extraits de casier judiciaire des deux prévenus.

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L'Algérie rejette le rapport US sur la traite des personnes

Algérie.jpgL’Algérie a refusé officiellement les accusations du rapport gouvernemental américain sur la « dissimulation » des crimes de traite et de trafic de personnes et elle les a considérées comme « dénuées de vérité ». Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Belaiz, a déclaré au siège de l’Assemblée populaire nationale, après une séance plénière, où il a répondu à une question orale sur la recrudescence des crimes de trafic d’organes, avant-hier : « L’Algérie refuse catégoriquement les accusations apportées par le rapport ». Après avoir reconnu l’existence d’un vide juridique pour ce genre de nouveaux crimes dans la société algérienne, Belaiz a révélé que le gouvernement a fini d’élaborer les articles de trois nouvelles lois liées à la criminalisation et la pénalisation de la traire de personnes ainsi que le trafic d’émigrés, et le commerce d’organes, qui seront prochainement soumises au Parlement.

Le ministre prévoit leur promulgation par l’Algérie de manière officielle avant la fin de l’année, et il a précisé qu’elles se trouvent au niveau du bureau du gouvernement, en prévision de leur discussion et de leur enrichissement. En réponse à une question sur les critiques émises par le rapport de Amnesty International sur la torture systématique dans les prisons et les centres de détention des personnes accusées de terrorisme en Algérie, le ministre de la Justice et garde des Sceaux a assuré : « Nous nions cela catégoriquement, c’est faux, et si des organisations non gouvernementales ou gouvernementales et internationales ne se lassent pas de ces fausses accusations, nous ne nous lasserons pas de les nier catégoriquement ».

Algérie : l'impossible normalisation avec Israël

Algérie.jpgCe que l’on peut décrypter des propos du ministre Mourad Medelci, est qu’au-delà du niveau de représentation algérienne au sommet de Paris du 13 juillet prochain, elle fera bien partie de l’UPM. Elle choisira les projets qui l’intéressent et délaissera ceux qui ne l’intéressent pas. La chose la plus claire est que l’UPM ne servira pas de tremplin à une normalisation implicite avec Israël. L’Algérie attend-elle vraiment des « clarifications » au sujet du rôle d’Israël, comme l’a rapporté l’Agence française de presse ? C’est une façon de voir. Mais si on lit bien les déclarations du ministre algérien des AE, elle a plutôt donné des clarifications sur cette question. A la démarche régulière des Occidentaux consistant à amener les Etats arabes à « normaliser » les relations avec l’Etat hébreu, Alger s’en tient à la ligne arabe exprimée au sommet de Beyrouth de 2002 et constamment rappelée depuis : la normalisation est liée au rétablissement des droits des Palestiniens et il ne peut en être autrement.

C’est donc sans surprise qu’elle prend les devants en signifiant qu’elle ne participera pas à des projets incluant Israël. N’ayant pas de relations avec Israël, contrairement à d’autres Etats, l’Algérie, comme la Libye ou la Syrie, n’a pas de cadeaux gratuits à faire à un Etat qui poursuit l’extension des colonies de peuplement sur les territoires palestiniens. « Les pays qui n’entretiennent pas des relations avec Israël ne sont pas obligés de participer à des projets incluant cet Etat », a dit Mourad Medelci. Cette appréciation peut sans doute être étendue à la question, qui semble si importante, de la participation du chef de l’Etat au sommet de Paris où il se retrouverait en train de côtoyer les responsables de l’Etat hébreu. On sait que la diplomatie française ne considère pas cela comme une objection valable, comme si Alger, comme d’autres pays arabes, n’avancerait cette question d’Israël que pour cacher d’autres raisons. Les Etats arabes qui ont des relations avec Israël ont, de fait, les mains liées. Ce n’est pas le cas des autres qui peuvent rappeler qu’il existe un minimum au-delà duquel il n’est pas question de transiger.

Algérie: 13 morts dans l'attentat de la gare de Beniamrame

Algérie.jpgAujourd'hui,  un attentat commis dans une gare à l'est d'Alger a fait 13 morts et plusieurs blessés, a-t-on appris de source sécuritaire alégrienne.

En effet, 2 bombes ont explosé à la gare ferroviaire de Beniamrame, dans le département de Bouira, à 110km à l'est d'Alger, faisant 13 morts, dont un ressortissant français et son chauffeur algérien, nous précise cette source sécuritaire.

04.06.2008

Algérie: le président de l'église protestante demande le respect des convictions religieuses des chrétiens

1899272567.2.jpgLe président de l'église protestante en Algérie, Mustapha Krim, a demandé mardi aux autorités algériennes de respecter les convictions religieuses des chrétiens en Algérie, après la condamnation de plusieurs jeunes convertis.

"Nous demandons aux autorités algériennes de respecter les convictions religieuses des chrétiens en Algérie. On demande en tant que citoyens algériens d'exercer notre culte en toute dignité et en toute liberté", a-t-il déclaré dans un entretien à l'Associated Press.

Réagissant à la condamnation à des peines de prison avec sursis mardi de quatre jeunes Algériens convertis au christianisme, Mustapha Krim a dénoncé ce qu'il considère comme une justice à deux vitesse.

"Les quatre qui ont assumé leur convictions chrétiennes ont été condamnés à des mois de prison, alors que les deux autres qui ont nié tout lien avec la religion chrétienne ont bénéficié d'une relaxe", a-t-il souligné, exprimant sa "tristesse" et ses "regrets" face à ce qu'il qualifie de "persécution".

Le président de l'église protestante en Algérie demande également aux autorités d'abroger la loi de février 2006 qui réglemente l'exercice du culte autre que l'Islam. Il souhaite "être invité à la table pour un large débat sur les religion en Algérie, de façon que chacun puisse exercer son culte en toute liberté".

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