11.06.2008

Référendum obligatoire pour la Turquie supprimé

L'amendement rendant obligatoire un référendum pour l'adhésion de la Turquie a été supprimé au Sénat

La commission des Affaires étrangères du Sénat,  saisie pour avis sur la réforme des institutions, a en effet décidé de le supprimer.

L'Assemblée nationale avait voté par 48 voix contre 21 l'amendement qui vient d'être supprimé.

Cet amendement rendait le référendum  obligatoire pour l'entrée dans l'UE de pays représentant plus de 5% de sa  population, ce qui concerne tout particulièrement la Turquie.  Le projet initial du gouvernement supprimait le référendum  obligatoire pour  toutes les demandes de nouvelles adhésions pour donner le choix entre ratification par voie parlementaire ou référendum. Le référendum  obligatoire avait été décidé par le président Jacques Chirac, qui avait fait modifier la Constitution en ce sens, peu avant le référendum  sur  la Constitution européenne en mai 2005.

Nicolas Sarkozy s'était plusieurs fois engagé à organiser un référendum si la question de l'entrée de la Turquie  se posait pendant sa présidence. Ces engagements n'avaient toutefois pas apaisé les craintes des adversaires de l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne. Une quarantaine de députés UMP  menaçaient de voter contre l'ensemble de la réforme des institutions si  l'organisation d'un référendum, pour le cas turc, n'était pas inscrite dans la  Constitution.

Le seuil de 5% de la population de l'UE a été proposé par le président UMP de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann. 43 députés UMP avaient déposé un  amendement similaire.

Cette solution avait choqué la gauche, ainsi que plusieurs députés UMP tandis que les souverainistes de droite voulaient garder un "référendum  pour  tous". Bruno Le Maire, ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin, avait averti qu'"une partie du monde a les yeux braqués sur nous", se demandant "si les constituants français vont ou non introduire" une mesure "visant  implicitement un pays dans sa propre Constitution".

Source : France 2

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15.05.2008

Turquie: Fillon et Jouyet empêtrés dans les contradictions du Président

1769027579.jpgYves Daoudal relève dans son blog  la schizophrénie du gouvernement Sarkozy sur la question turque :

   Les propos de François Fillon sur la Turquie et l’Union européenne, lors de sa visite à Chypre, sont un vrai modèle d’embrouille à la Sarkozy. En quelques phrases, il passe du refus de l’adhésion de la Turquie à l’acceptation de cette adhésion.

  D’abord le coup de gueule bien senti contre la Turquie qui occupe la partie nord de Chypre : « Nous ne pouvons imaginer qu’un pays puisse vouloir adhérer à l’Union européenne alors même que son armée occupe le territoire d’un autre pays de l’Union européenne. »

Puis l’opposition de principe : « L’adhésion de la Turquie à l’Europe n’est pas la bonne solution. »       

Immédiatement suivie de sa négation : « Il existe encore aujourd’hui beaucoup trop d’obstacles à cette adhésion. Un partenariat privilégié entre l'Union européenne et ce grand pays qu'est la Turquie est une étape nécessaire. »                       

   Il y a « encore aujourd’hui » trop d’obstacles. Si la Turquie les supprime, elle pourra adhérer. Mais surtout on relèvera la nouveauté introduite par François Fillon : le « partenariat privilégié » n’est plus l’alternative à l’adhésion, comme voulait le faire croire Nicolas Sarkozy : c’est une « étape » sur le chemin qui mène nécessairement à l’adhésion...542168441.jpg 

Une preuve?  Nicolas Sarkozy se garde bien de le crier sur les toits, la présidence française de l’Union Européenne ira de pair avec l’ouverture de nouveaux chapitres relatifs à l’adhésion turque.

 Jean-Pierre Jouyet, le Secrétaire d'Etat aux affaires européennes (socialiste et ouvertement pro-adhésion) vient de le confirmer au quotidien  turc Sabah daté du 6 mai 2008, extrait :

Q : Une fois que la France sera Présidente de l’Union Européenne, à partir du 1er juillet prochain, sera-t-on en droit d’attendre une position plus neutre sur le dossier turc ?

R : La Présidence française de l’Union Européenne sera, comme il se doit pour toute Présidence, objective et fédératrice. Nous souhaitons également pouvoir être en mesure d’ouvrir un ou plusieurs nouveaux chapitres de négociation au second semestre. Cela suppose que la Turquie poursuive résolument et rapidement ses efforts pour satisfaire les critères d’ouverture. (source)

   Or, le cadre juridique des négociations reste l’adhésion pleine et entière…aucune alternative n'est prévue par le Commissaire à l'élargissement Olli Rehn, qui a confié au député P-M Coûteaux que l'adhésion aura lieu dans 4 ans...voir le témoignage du député européen.

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   Dans les pays normaux, le peuple réclame la démission des dirigeants les trompant cyniquement et ouvertement. Voir cette vidéo accablante, censurée sur Dailymotion (proche du pouvoir) mais toujours disponible sur YouTube.

Source : L'Observatoire de l'islamisation

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30.04.2008

UMP : les jeunes ne se réengagent pas

948214187.jpgLe signal d'alarme est tiré par Roger Karoutchi. Le 29 mars dernier, le ministre de Sarkozy et candidat à la présidence de la Région Ile-de-France, indiquait qu'à peine 10% des Jeunes Populaires (militants UMP de moins de 30 ans) se réengagent dans le parti du Président en 2008.

Source : Bakchich.info