25.05.2008

l'UPA veut interférer dans les affaires européennes

Dans le projet de déclaration finale de la conférence des parlements africains sur l'imigration, qui a eu lieu à Rabat (Maroc) du 22 au 24 mai 2008, l'Union Parlementaire Africaine (UPA), a été demandé aux pays de l'Union Européenne de ne pas voter de lois pouvant aggraver  la situation des immigrés installés en Europe. Ainsi, l'UPA "invite les parlements nationaux européens ainsi que le parlement européen à s'abstenir de voter toute lois tendant à aggraver la situation déjà difficile des immigrés africains". En quoi cela les regardent-ils, nos gouvernements sont indépendants et l'immigration, clandestine entre autre, est un fléau. Les peuples européens sont souverains et ne doivent rien à l'Afrique.

De plus, l'UPA a "demandé aux pays d'émigration de s'abstenir de toute politique migratoire unilatérale, et de coordonner leurs politiques migratoires avec les pays d'origine et de transit". En France, pas de soucis, Sarkozy et Hortefeux s'y emploient déjà pour favoriser une immigration dite "choisie". Mais cette dernière politique ne va pas encore pour les membres de l'UPA. En effet, l'UPA déplore une "hémorragie des compétences" et a donc demandé hier, une compensation aux pays d'accueil. L'UPA lance "un appel aux pays de destination afin qu'ils mettent en place des mécanismes de compensation en faveur des pays d'origine connaissant une fuite des cerveaux". Et puis quoi encore, ces immigrants viennent prendre une partie du travail destiné aux européens et aux français, c'est la discrimination dite positive, et en plus il faudrait que l'on donne de l'argent aux administrations africaines. De qui se moque-t-on ? De nous, les citoyens européens. Et puis, s'ils le souhaitent, on peut renvoyer ces "cerveaux" et leur famille. Une partie du problème de logement social pourrait ainsi être réglé en France.

De même, il faut savoir que ces migrants (ou immigrants suivant le point de vue) ne rapporte pas beaucoup aux pays d'accueil. En effet, la majorité de leurs gains sont transférés vers ces pays africains (en voilà une compensation) comme le concède l'UPA en invitant les pays africains à "créer une banque pour mobiliser  et investir les transferts de fonds effectués par les migrants".

L'UPA a aussi appelé les parlements africains à "favoriser des réformes politiques visant la démocratisation, la transparence, le respect des droits de l'homme et le réglement négocié des conflits" pour réduire les flux migratoires. Depuis la décolonisation, pratiquement aucun pays africains n'y est parvenu durablement, alors pourquoi aujourd'hui devraient-ils y tendre, ce n'est pas dans leurs us et coutumes. C'est un constat historique et factuel. Combien y a-t-il de réelle démocraties en Afrique ? Une, deux ?... Alors qu'ils arrêtent de vouloir intervenir dans nos politiques intérieures européennes.