04.05.2008

L’enfance musulmane de Barack Obama

par Daniel Pipes
FrontPageMagazine.com, 29 avril 2008
VO: http://www.danielpipes.org/article/5544

À l’heure où la candidature de Barack Obama fait l’objet d’une attention accrue, ses assertions concernant son éducation religieuse méritent un examen plus approfondi en raison de leur aspect révélateur sur l’intégrité du candidat.

1183019697.jpgObama affirmait ainsi en décembre «j’ai toujours été un Chrétien» et il a résolument nié avoir jamais été un Musulman. «Le seul lien que j’aie eu avec l’Islam est le fait que mon grand-père paternel venait de ce pays [Kenya]. Mais je n’ai jamais pratiqué l’Islam.» En février, il déclara: «Je n’ai jamais été un Musulman. (…) à part mon nom et le fait d’avoir vécu dans une population musulmane pendant quatre ans étant enfant [Indonésie, 1967-1971], je n’ai que très peu de lien avec la religion islamique.»

«Toujours» et «jamais» ne laissent que peu de place aux tergiversations. Mais de nombreux éléments biographiques, recueillis essentiellement par la presse américaine, suggèrent que le candidat, en grandissant, s’est bel et bien considéré lui-même et a été considéré par son entourage comme un Musulman.

Père biologique kenyan d’Obama. Dans l’Islam, la religion est transmise à l’enfant par le père. Barack Hussein Obama père (1936–1982) était un Musulman qui a nommé son fils Barack Hussein Obama, jr. Seuls des enfants musulmans sont appelés «Hussein».

Famille indonésienne d’Obama. Son beau-père, Lolo Soetoro, était aussi un Musulman. En fait, comme la demi-sœur d’Obama, Maya Soetoro-Ng, l’a expliqué à Jodi Kantor du New York Times, «toute ma famille était musulmane et la plupart des gens que je connaissais étaient musulmans». Une publication indonésienne, le Banjarmasin Post, cite un ancien camarade de classe, Rony Amir, se rappelant que «tous les parents du père de Barry étaient de fervents Musulmans».

L'école catholique de Barack Obama à Jakarta.École catholique. Nedra Pickler, d’Associated Press, relate que «des documents montrent qu’il était inscrit en tant que Musulman» pendant ses trois premières années de scolarité dans une école catholique. Kim Barker, du Chicago Tribune, confirme qu’Obama était «désigné comme musulman sur le formulaire d’admission à l’école catholique». Un blogueur qui se présente comme «Un Américain expatrié en Asie du Sud-est» a découvert que «Barack Hussein Obama était inscrit sous le nom de ‹Barry Soetoro›, matricule 203; il a été admis à l’école primaire franciscaine Asisi le 1er janvier 1968, dans la classe 1B. (…) Selon son dossier, la religion de Barry était l’Islam.»

École publique. Paul Watson, du Los Angeles Times, a appris d’Indonésiens proches d’Obama à l’époque où il vivait à Jakarta qu’il «était inscrit comme Musulman par sa famille dans les deux écoles qu’il a fréquentées». Haroon Siddiqui, du Toronto Star, s’est rendu dans l’école publique de Jakarta public où Obama a fait ses classes et relate que «trois de ses enseignants dirent qu’il était inscrit comme musulman». Siddiqui prévient certes que «vu l’état lacunaire des archives de l’école, dévorées par la vermine, il faut se fier aux souvenirs incertains des gens», mais il ne cite qu’un enseignant retraité, Tine Hahiyari, qui soit revenu sur ca certitude antérieure selon laquelle Obama était inscrit comme musulman.

L'école publique de Barack Obama à Jakarta.Classe coranique. Dans son autobiographie, Dreams of My Father (Rêves de mon père), Obama raconte qu’il a eu des problèmes pour avoir fait des grimaces pendant des cours coraniques, révélant ainsi qu’il était bien un Musulman, car les élèves indonésiens de l’époque suivaient des cours d’éducation religieuse correspondant à leur foi. En fait, Obama garde même des souvenirs clairs de ces cours: Nicholas D. Kristof, du New York Times, relate qu’Obama «s’est souvenu des premiers versets de l’appel islamique à la prière et les a récités [à Kristof] avec un excellent accent».

Présence à la mosquée. La demi-sœur d’Obama se rappelle que la famille allait à la mosquée «pour les grands événements de la communauté». Watson a appris par des amis d’enfance qu’«Obama venait parfois à la mosquée locale pour les prières du vendredi». Barker a découvert qu’«Obama accompagnait de temps en temps son beau-père aux prières du vendredi». Un ami indonésien, Zulfin Adi, déclare qu’Obama «était un Musulman. Il allait à la mosquée. Je me souviens de lui avec un sarong [un vêtement porté par les Musulmans].»

Piété. Obama dit lui-même que lorsqu’il vivait en Indonésie, un pays musulman, il «ne pratiquait pas [l’Islam]», admettant ainsi implicitement qu’il avait alors une identité de Musulman. Et des Indonésiens ont de lui des souvenirs différents. L’un deux, Rony Amir, décrit Obama comme «très religieux, dans l’Islam, à l’époque».

Le fait qu’Obama soit né musulman et qu’il ait quitté cette foi pour devenir un Chrétien n’a rien qui puisse influer, dans un sens ou dans l’autre, sur son aptitude à devenir président des États-Unis. Mais s’il est né et a été élevé en tant que Musulman et qu’il cache ce fait, cela constitue une grave duplicité, une dissimulation fondamentale, qui en dit très long sur son caractère et ainsi sur la pertinence de sa candidature.

Source : AJM.ch

06.04.2008

Destruction des statues de Mahomet

par Daniel Pipes
Jerusalem Post
28 février 2008

Version originale anglaise: Destroying Sculptures of Muhammad
Adaptation française: Alain Jean-Mairet2034182876.jpg

Ce mois-ci, la police danoise a déjoué un complot terroriste visant à assassiner Kurt Westergaard, l'artiste auteur de la plus fameuse des douze caricatures de Mahomet, ce qui a incité la plupart des quotidiens du pays à réimprimer son dessin par solidarité et pour signaler aux islamistes que les menaces et les actes de violence ne réussiraient pas.

Cet incident montre bien le succès mitigé des islamistes qui tentent de restreindre la liberté d'expression occidentale en ce qui concerne Mahomet – pensons par exemple aux Versets sataniques de Salman Rushdie ou à la production de l'Idomeneo de Mozart par l'Opéra de Berlin. Si les menaces de violence font parfois leur effet, elles éveillent souvent aussi de la colère et motivent la résistance. Une démarche courtoise est plus productive. Pour illustrer ce fait, on peut comparer deux tentatives similaires, l'une de 1955 et l'autre de 1997, de faire supprimer deux sculptures presque identiques de Mahomet figurant sur des bâtiments de tribunaux américains.

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L'Europe résistera-t-elle à l'islamisation?

par Daniel Pipes
Jerusalem Post
3 avril 2008

Version originale anglaise: Will Europe Resist Islamization?
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

1691495676.jpgEn Europe occidentale certains analystes de l'Islam affirment que le continent ne peut plus échapper à son destin eurabique, que la tendance amorcée au cours du dernier demi-siècle va se poursuivre jusqu'à que les Musulmans y deviennent une population majoritaire et qu'y règne la loi islamique (la charia).

Je conteste cette vision des choses en montrant que le continent pourrait prendre une autre voie, celle de la résistance à l'islamisation et de la réaffirmation de ses traditions. Les Européens de souche – qui forment jusqu'à 95% de la population – peuvent fort bien exiger le maintien de leurs coutumes et de leurs mœurs historiques. S'ils le décident, rien ne saurait les en empêcher.

Et en effet, les Européens montrent des signes d'impatience face à la progression rampante de la charia. En France, la législation interdisant le hijab dans les classes des écoles publiques révèle bien les réticences des Européens à accepter les usages islamiques, de même que les efforts visant à interdire la burqa, les mosquées et les minarets. Les partis anti-immigrants voient leur popularité augmenter partout en Europe occidentale.

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22.02.2008

Résistance à la loi islamique

85c404090284e4199dcc0eac5b2c5516.jpgLes Occidentaux opposés à l'application de la loi islamique (la charia) observent avec consternation ses importants progrès dans leurs pays – des harems de mieux en mieux acceptés, un responsable ecclésiastique qui accepte la loi islamique, un juge qui se réfère au Coran, des tribunaux islamiques clandestins qui parcellisent la justice. Que faire pour stopper l'avancée de ce système légal médiéval si incompatible avec la vie moderne, qui oppresse les femmes et transforme les non-Musulmans en citoyens de deuxième classe?

Le premier pas, pour les Occidentaux, consiste à faire front commun contre la charia. Confrontés à une hostilité presque unanime, les islamistes reculent. La retraite effectuée la semaine passée par le Conseil des relations américano-islamiques (Council on American-Islamic Relations, CAIR) dans un litige concernant les chiens d'aveugles en offre un bon exemple.

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