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09.05.2008
Airbus renonce à céder ses sites de Saint-Nazaire et Méaulte
Le 5 mai dernier a eu lieu la convocation d'un Comité Central d'Entreprise extrordinaire d'Airbus France (filiale d'EADS) à la suite de la décision de l'avionneur de mettre un terme à ses négociations avec Latécoère pour la vente de ses sites de Saint-Nazaire et Méaulte.
Ses négociations ont échoué "dans la mesure où aucune solution viable n'a pu être atteinte dans les délais fixés, en particulier à cause du contexte financier", explique un communiqué d'EADS. Et dans un communiqué séparé, Latécoère de préciser : "la conjoncture économique mondiale et la faiblesse du dollar qui pèsent sur le secteur de l'aéronautique n'ont pas permis de finaliser cette opération".
Pour autant, cette filialisation à 100% EADS des sites de Saint-Nazaire et Méaulte ne fera pas changer les objectifs de l'entreprise. En effet, le communiqué d'EADS précise : "Cela ne change en rien la stratégie d'externalisation d'Airbus qui va procéder à la filialisation de ses sites". Ainsi, le président d'Airbus France de déclarer sur l'avenir de cette future filiale : "On l'ouvrira ultérieurement à des partenaires". Il précise aussi : "On peut se fixer raisonnablement un délais de trois ans pour l'ouverture aux nouveaux partenaires". Ce n'est que partie remise...
Malgré cette épée d'Hamoclès sur la tête de l'ensemble des salariés des deux sites, les syndicats se félicitent. Ainsi, Jean-François Knepper, délégué FO, déclarait : "Cette décision est celle de la sagesse de la part de notre direction qui a enfin tenu compte de la détermination des salariés". Et comme à leur habitude, ces derniers de réclamer : "...que l'Etat soutienne de toute urgence notre tissu industriel aéronautique en épaulant la future filiale française - Aérostructures - d'EADS dans laquelle seront intégrés ces deux sites". Et le délégué central CGT, Xavier Pétrachi de surenchérir : "Nous sommes très satisfaits (...), mais il ne faut pas rêver. Aucun financier sérieux ne viendra investir plus tard sur cette filiale française comme le prétend la direction. Le seul partenaire possible à venir, c'est l'Etat".
Pour sa part, Martina Lensky, déléguée central CFTC, saluait : "(...) cette décision qui met fin à l'angoisse des personnels" et de demander à sa direction de faire : "(...) un point précis sur l'avancement du futur A 350 en termes de ressources, de financement et de planning".
12:34 Publié dans Actualités économiques, Actualités Loire-Atlantique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : airbus, eads, saint-nazaire, méaulte, industrie, économie







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