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09.02.2008

FN : Prison avec sursis pour Le Pen

3e0bb3181b54f4f5e6b13c3e4a1641c7.jpgJean-Marie Le Pen a été condamné hier à Paris à trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour «complicité d’apologie de crimes de guerre et de contestation de crimes contre l’humanité» en raison de propos sur la Deuxième guerre mondiale tenus en 2005.

Le tribunal correctionnel a presque suivi le parquet, qui avait requis cinq mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. Le président du Front national était absent du procès comme lors du délibéré. Sa défense ayant plaidé la relaxe, il devrait faire appel, ont annoncé ses avocats. Le président du FN assure que les propos n’étaient pas une véritable entrevue mais une discussion à bâtons rompus qui n’avait pas vocation à être publiée.

Jean-Marie Le Pen avait estimé en janvier 2005, dans une entrevue publiée par l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol, que l’occupation allemande de la France entre 1940 et 1944 n’avait «pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés».

Il racontait un épisode supposé où la Gestapo avait joué, selon lui, un rôle positif en empêchant un officier allemand de faire fusiller des civils en représailles d’un attentat. «C’est la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt à deux voitures pour arrêter le massacre. On pourrait multiplier les anecdotes de ce type», disait Jean-Marie Le Pen.


Une amende de 5000 euros a en outre été prononcée contre le directeur de publication de Rivarol, Marie-Luce Wacquez, et une autre de 2000 euros contre le journaliste auteur de l’entretien, Jérôme Bourbon. Les trois condamnés devront verser des indemnisations d’un euro symbolique aux Fils et filles des déportés juifs de France et 1000 euros à chacune des trois autres parties civiles, la Ligue des droits de l’homme, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et la Fédération nationale des déportés. La plainte de la commune de Villeneuve-d’Ascq est déclarée irrecevable.

«Le MRAP salue cette décision de justice qui vient de faire condamner M. Le Pen pour la 26e fois», lit-on dans un communiqué.

Source : ledevoir.com

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