12.01.2009
Italie : faire payer les immigrés pour rester : une idée qui fait polémique
Le parti de la Ligue du Nord a proposé hier de demander à chaque immigré de payer une taxe de 50 euros pour obtenir ou renouveler son permis de séjour et de verser un dépôt de garantie de 10.000 euros pour pouvoir ouvrir un commerce. “Ce n’est pas possible qu’il n’y ait que les citoyens de ce pays qui assument le coût de l’immigration, déclare Federico Bricolo, de la Ligue du Nord. Les extra-communautaires aussi doivent commencer à payer quelque chose. Je le dis surtout à ceux qui sont contre cet amendement”.
Si c’est grâce à la Ligue du Nord que Silvio Berlusconi dispose de la majorité absolue au parlement italien, le Président du conseil italien a pourtant opposé son refus : “On a dit que l’on était pas d’accord. C’est une proposition que nous n’avons pas reçue à la table du gouvernement. On en a pris connaissance au Parlement, et moi-même j’ai signé mon refus”.
Walter Veltroni, secrétaire du Parti Démocratique, a déclaré qu’il voyait dans cette proposition la veine du racisme. Mais l’amendement proposé par la Ligue du Nord, soutenu par aucune autre formation politique, n’a aucune chance d’aboutir pour le moment.
19.11.2008
France : Niches fiscales plafonnées
Les députés ont décidé de plafonner le bénéfice des niches fiscales en entérinant cette nuit un amendement de leur rapporteur, Gilles Carrez (UMP). Il fixe un plafond global des niches fiscales à 25.000 euros plus 10% du revenu. Cette mesure, l'une des principales du projet de budget 2009, limite le total des réductions d'impôt dont un contribuable riche peut bénéficier en cumulant des avantages fiscaux.
08:23 Publié dans Actualités économiques, Actualités Françaises | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gilles carrez, niches fiscale, assemblée nationale
18.07.2008
7,9 millions de Français vivent avec moins de 880 euros par mois
En 2006, selon la nouvelle enquête de l'INSEE sur les revenus, la moitié des habitants de la métropole ont un niveau de vie annuel inférieur à 17 600 euros. Par rapport à 2005, ce niveau de vie a progressé de 1,7 % en euros constants. Les 10 % les plus aisés ont un niveau de vie d’au moins 33 190 euros par an. L’ensemble des actifs, constitué des personnes ayant un emploi et des chômeurs, a un niveau de vie moyen comparable à celui des retraités. Les personnes pauvres représentent 13,2 % de la population en 2006 ; leur niveau de vie est inférieur à 880 euros par mois, ce qui correspond à 60 % du niveau de vie médian. La pauvreté touche 30 % des familles monoparentales essentiellement constituées d’une mère et de ses enfants. C’est dans les villes de plus de 20 000 habitants, hors agglomération parisienne, que le taux de pauvreté est le plus fort.
Retrouvez l'enquête complète sur le site de l'INSEE
21:22 Publié dans Actualités économiques, Actualités Françaises | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pauvreté, niveau de vie, insee, seuil de pauvreté
29.05.2008
Nantes Saint-Nazaire : La grève a déjà coûté au port 500.000 tonnes de trafic
Après un mois et demi de conflit, les ports autonomes commencent à faire les comptes des grèves lancées contre le transfert des activités de manutention aux opérateurs privés. Alors que le port du Havre a vu son trafic de conteneurs baisser de 40%, l'établissement de Nantes Saint-Nazaire estime ses pertes à près d'un demi-million de tonnes. « On devrait approcher les 500.000 tonnes de pertes sèches depuis le début du mouvement, qui a commencé à l'issue de la table ronde du 8 avril », explique-t-on au PANSN. Les terminaux conteneurs, agroalimentaires, multivracs et charbonniers sont touchés dans le secteur de Montoir, ainsi que les sites nantais de Cheviré et Rochemaurice. La situation serait particulièrement sensible pour l'agroalimentaire, où certains chargeurs font état de problèmes d'approvisionnements. Toutes les entreprises travaillant dans le secteur de l'alimentation du bétail rencontreraient des difficultés, alors que les grosses coopératives agricoles de l'Ouest, qui travaillent à flux tendus, sont directement impactées. Le trafic n'est pourtant pas totalement coupé puisque les navires se détournent vers d'autres ports, comme Lorient ou Gand, en Belgique. Mais il semble ensuite difficile d'acheminer les marchandises jusqu'aux clients. Les infrastructures ferroviaires ne sont pas adaptées, pas plus que l'offre en matière de transport routier.
D'ores et déjà, plusieurs enseignements peuvent être tirés de cette crise. Tout d'abord on peut relever l'intérêt des ports de proximité et la fiabilité de la logistique qui y est associée. Ensuite, les problèmes d'approvisionnements laissent songeur quant à la fragilité de l'économie française et européenne face à une éventuelle rupture des flux commerciaux. Avec une simple grève perlée et des marchandises qui continuent d'arriver dans d'autres ports, en moins de deux mois, le tissu économique rencontre déjà des difficultés. On n'ose, par conséquent, imaginer ce qui pourrait se produire si, pour une raison ou une autre, un point de passage stratégique comme le canal de Suez venait à être fermé. Les navires devraient alors faire le tour de l'Afrique, provoquant une rupture majeure du flux durant trois à cinq semaines.
Source : Mer et Marine
23:37 Publié dans Actualités économiques, Actualités Loire-Atlantique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nantes, saint-nazaire, port autonome nantes-saint-nazaire, grèves, dockers, cgt
23.05.2008
Pays de la Loire : Le secteur du bois emploie
Dans le cadre du 10e carrefour international du bois qui se déroulera au parc des expositions de Nantes les 28 au 30 mai prochains, l'association Atlanbois vient de réaliser une étude. Selon cette enquête menée par l'INSEE, la filière bois est le troisième secteur industriel de la région Pays-de-la-Loire avec 37 000 emplois pour 3,6 Md €/an.
Atlanbois avait déjà commandé une étude nationale sur la filière bois qui dénombrait 231 000 salariés pour 40 milliards d'euros de chiffres d'affaires. Elle affine maintenant ses outils et montre que la région Pays-de-la-Loire se place en deuxième position des régions en nombre d'emplois, derrière Rhône-Alpes.
Alors qu'il n'y a que 11 % de forêts dans la région contre 28 % en moyenne en France, la région compense son manque de matière première grâce au site de Cheviré, où 1 700 personnes se chargent du commerce du bois dynamisant ainsi toute la région vendéenne. Le secteur de la première transformation (de l'arbre au bois) représente 1 200 personnes. Diversifié géographiquement, les structures d'emploi le sont encore plus du point de vue économique, allant de la grande industrie à l'artisanat unipersonnel.
De 1995 à 2005, l'emploi connu une hausse de 9 % en Pays-de-la-Loire alors qu'au niveau national la baisse était de 4 %. L'emploi est particulièrement important dans le secteur de la construction et le commerce de gros. Accessible dès le niveau CAP ou BEP, les entreprises du secteur recrutent beaucoup de main-d'œuvre. Les qualités environnementales du bois ont contribué et contribue encore au succès de cette filière.
Source : Insee
00:03 Publié dans Actualités économiques, Actualités Loire-Atlantique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pays de la loire, loire atlantique, nantes, secteur bois, emplois, économie
22.05.2008
Port autonome de Nantes/Saint-Nazaire : la CGT fait du "sabotage économique"
Le sénat entamait mardi l'examen du projet de loi sur la réforme des Ports autonomes. En présentant le texte, le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, a dénoncé «l'invraisemblable médiocrité de la France» en matière de transport maritime.
«Les ports n'appartiennent pas à la CGT, s'insurge un commissionnaire de transport. Ces personnes qui gagnent entre 4 000 et 5 000 euros par mois mettent en péril toute une filière.»
Depuis le 26 mars, les conducteurs de grue de déchargement actuellement employés des Ports autonomes mènent des grèves perlées doublées d'une «grève du ralenti». De leur côté, les dockers, qui sont devenus salariés de sociétés de manutention après la réforme de 1992, sont aussi en grève trois nuits par semaine.
Le trafic de produits pétroliers est également très perturbé. Sans compter la grève de jeudi dernier, Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières, évalue le coût global à 12 millions d'euros. «Tous les ans, on passe à la caisse, dit-il. Après les 25 millions de la grève de mars 2007, on s'achemine vers une ardoise phénoménale qui pèse sur les usines.»
À Nantes-Saint-Nazaire, agents maritimes, chargeurs et autres opérateurs ne sont pas optimistes. «Nous sommes dans un port où le mouvement est très dur. La CGT agite les peurs et cela peut durer encore longtemps» , déplore Charles Genibrel, président de l'Union maritime Nantes Port. Tournant depuis un mois au tiers de ses capacités, le quatrième port français se retrouve en concurrence directe avec d'autres ports de la façade atlantique comme Lorient. Dix-huit annulations d'escale sont comptabilisées tandis que la note s'alourdit pour les différents opérateurs. Ceux-ci rappellent que l'affrètement d'un navire coûte jusqu'à 115 000 dollars par jour et que tout retard dans le chargement et le déchargement entraîne des pénalités financières. «Avec ce mouvement, les conséquences économiques dépassent de loin la rentabilité de notre activité» , assure un chargeur. Pour soulager les entreprises, le Port autonome, qui dénonce «les baisses de cadences frisant le sabotage» , a décidé de ne pas facturer l'utilisation de ses outillages pour la période du 12 avril au 15 mai, tirant un trait sur une note de 703 000 euros.
17:52 Publié dans Actualités économiques, Actualités Françaises, Actualités Loire-Atlantique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nantes, saint-nazaire, port autonome nantes-saint-nazaire, grèves, dockers, cgt
21.05.2008
843 grandes fortunes ont quitté la France en 2006
Selon Philippe Marini, rapporteur du budget au sénat, 843 redevables de l’impôt sur la fortune (ISF) ont quitté la France en 2006, contre 666 l’année précédente. Ces fuites représentent une perte fiscale de 144 millions d’euros. Le sénateur demande que le seuil d’imposition sur la fortune soit relevé de 770 000 à un million d’euros. Le syndicat national des impôts dénonce « des statistiques partielles » et une « analyse partiale ».
12:42 Publié dans Actualités économiques, Actualités Françaises, Actualités politiques nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, impôt, isf
Financement des Partis Politiques : Aides Publiques
Une cinquantaine de partis et groupements vont recevoir près de 75 millions d'euros en 2008, au titre du financement de la vie politique, détaille un décret du 15 mai publié mardi 20 mai au Journal officiel. Selon le texte du ministère de l'Intérieur, "le montant des aides attribuées aux partis et groupements politiques (...) est fixé pour l'année 2007 à 74.818.078,89 euros". En 2007, l'aide publique aux partis politiques avait atteint la somme de 73.210.533,57 euros.
Au total, c'est l'UMP qui touche le plus, avec près de 34,5 millions d'euros, suivi du PS avec plus de 24,5 millions d'euros, et le MPF ne touchera que 800.000 euros environ.
Attribuée après l'examen des comptes de chaque parti par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, et en fonction de leurs résultats aux législatives de l'an dernier, elle se décompose en deux parts.
La première, d'un montant total de 34.685.874,89 euros, est répartie entre 14 formations métropolitaines dont les candidats aux législatives de 2007 avaient dépassé 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions, et 35 formations ayant présenté des candidats exclusivement outre-mer, pour qui cette règle du 1% ne s'applique pas.
La deuxième part du financement public, d'un montant total de 40.132.204 euros, est répartie entre les 21 formations, dont 7 de métropole, ayant des élus à l'Assemblée nationale ou au Sénat.
Source : Légifrance.gouv.fr
11:52 Publié dans Actualités économiques, Actualités politiques nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, politique, dotation financière publique, élection, aide publique, mpf
15.05.2008
France : Tensions inflationnistes
L'inflation reste vive en France. En avril, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% par rapport à mars 2008, soit une hausse de 3% sur 12 mois, a annoncé l'Insee hier. En cause, toujours la flambée du prix du pétrole (+1% sur le mois) et des produits alimentaires (+0,7%sur le mois), auxquels vient se rajouter celui des services et transports (+0,6% sur le mois).
L'économiste Nicolas Bouzou résume ainsi cette annonce de l'Insee :"Une très légère accalmie mais qui ne change pas la tendance de fond : il y a destensions inflationnistes en France". Pour lui, "les causes ne changent pas (...) les tensions sur les marchés des matières premières expliquent près des 2/3 de l'inflation française". Et il surenchérit en disant : "il va donc falloir s'habituer à vivre encore plusieurs trimestres avec une inflation comprise entre 2,5 et 3,5%".
13:14 Publié dans Actualités économiques, Actualités Françaises | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, économie, inflation
12.05.2008
Cofiroute veut rendre les autoroutes bretonnes payantes
Il y a quelques jours, lors de l'inauguration du contournement autoroutier d'Angers, le nouveau PDG (depuis le 18 décembre 2007) de Cofiroute (Groupe Vinci), Pierre Coppey a ainsi déclaré : "L'Etat gagnerait à élargir le périmètre des concessions autoroutières pour financer des dossiers d'infrastructures comme l'entretien des quasi-autoroutes bretonnes, payées par le contribuables et gratuites pour l'usager".
Ainsi, lors d'un entretien auprès du journal les Echos, n'a-t-il pas fait mystère de ses intentions. Il évoque "une idée", dans le cadre de la négociation du contrat de plan 2009-2013 : "Si l'Etat veut bien abordez ce sujet, il gagnerait selon nous à élargir le périmètre des concessions pour financer des dossiers d'infrastructures comme l'entretien ou l'élargissement de la Francilienne (voie expresse qui contourne le Grand Paris - ndlr) ou des quasi-autoroutes bretonnes, payées par le contribuable et gratuites pour l'usager" (nota : rien que du très normal, il voudrait pas en plus que l'on paye avec nos impôts et en plus qu'on le repaye, via des péages). De fait, le PDG de Cofiroute se voit bien obtenir la concession de ces voies pour y réaliser les investissement pour le compte de l'Etat en se payant alors "soit par l'élargissement de la durée de notre concession" sur les autoroutes déjà de son ressort (nota : la fin proche de concession occasionnerait une baisse du chiffre d'affaires de Cofiroute, mais augmenterait le pouvoir d'achat des bretons et autres habitants des Pays de la Loire.), soit "par l'assujettissement au péage des sections que nous prendrions en charge" (nota : il se fout de nous - NON à Cofiroute en BRETAGNE !).
En effet, la région Bretagne est la seule région française où aucun tronçon routier n'est payant. Ainsi, la Loire-Atlantique en bénéficie en partie. Les quatre-voies en direction de la Bretagne (Vannes et Rennes) sont gratuites.
Mais contrairement aux idées reçues, les routes gratuites de Bretagne ne sont pas le fait de la suppression de l'octroi au XVIème siècle par Anne de Bretagne, mais le choix du Général de Gaulle dans les années 60. Ce dernier, pour désenclaver la péninsule bretonne, décrèta un "plan routier breton". Et en mai 68, sous la pression de nombreux mouvements bretons, le gouvernement lança la construction de quatre-voies gratuites. (nota : On ne va pas s'en plaindre, et le côté gratuit, c'est bon pour le pouvoir d'achat. Il ne faut jamais oublier qu'un concessionnaire d'autoroute touche des subvention de l'Etat, donc non seulement on paierait ces autoroutes aux péages et toujours sous forme d'impôts, alors qu'il garde ses concessions actuelles jusqu'à la fin du bail, et qu'il les rende au public à la fin de ces dernières. Un voleur ce Pierre Coppey, surtout que les autoroutes bretonnes doivent être pratiquemment amorties).
11:28 Publié dans Actualités économiques, Actualités Loire-Atlantique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bretagne, loire-atlantique, autoroute, péage, pouvoir d'achat, cofiroute, pierre coppey








